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65e entretien: LA DIGNITE PERSONNELLE


  Cours supérieur, 31 janvier 1897

Cours complet d'enseignement primaire concentrique par A Seignette (Directeur du journal des instituteurs) Agrégé et Docteur ès sciences.

Honnêteté
Si l'on supprimait les gendarmes et les prisons, est-ce que vous iriez à la devanture des marchands voler le pain qu'il vous faut pour vivre, les fruits que vous mangez avec tant de joie, la goutte de vin qui apaise votre soif, les jouets qui vous amusent aux heures du repos et du délassement permis? Non, assurément.
Vous ne voudriez pas, alors même qu'on pourrait vous punir commettre un acte que votre conscience réprouverait.
Vous savez que l'homme qui a de la dignité fuit toutes les actions malhonnêtes, et c'est pour vous-mêmes, pour conserver votre propre estime que vous fuyez tout ce qui est mal. Et vous aurez raison.
La dignité personnelle est la meilleure sauvegarde de notre honnêteté. Nous sommes fiers de sentir que nous méritons la considération de nos semblables, et bien plus fiers encore de nous trouver en paix avec notre conscience.
Heureux l'enfant qui peut lever la tête sans crainte, parce qu'il est sans reproche ! Heureux l'homme de bien dont le nom honoré est la meilleure fortune que ses enfants puissent recevoir !
Le philosophe Kant s'exprime ainsi:
"L'homme, considéré dans le système de la nature, est un être de médiocre importance. Mais considéré comme personne, l'homme est au-dessus de tout prix: il possède une dignité qui force au respect toutes les autres créatures raisonnables, et qui permet de se mesurer avec chacune d'elles sur le pied de l'égalité."
Le juge le plus sévère d'un homme, celui auquel il ne peut échapper, c'est lui-même. Tâchez donc mes amis, de n'avoir point à rougir, même de vos sentiments secrets, lorsque vous vous trouvez tout seuls en face de votre conscience.

Maxime

L'homme trouve en son coeur la loi qui commande le bien et qui flétrit le mal.
Sois ton propre juge


Note de la Webmastrice

je me souviens du temps de mon école primaire, en blouse, où l'instruction civique et la morale étaient enseignées, où les parents présents à la maison remplissaient leur rôle d'éducateur, avec un cadre de valeurs bien établies et où les "borderlines" étaient moins fréquents. Aujourd'hui rime avec abandon: parents, enfants sont perdus et l'éducation nationale, n'est plus le sanctuaire, tellement elle s'est perdue dans les méandres de la société et des divers ministres.



 





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